Mais quelle est la génèse de Pipou Movie?

avril 4, 2008 at 3:23 (Cinéma)

Toutes les questions trouveront leurs reponses au sein de ce sublime making of…

http://www.dailymotion.com/Legolasda1/video/8320906

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Attention aux Crampes d’estomac….

avril 4, 2008 at 2:25 (Cinéma)

LE BETISIER DE PIPOU MOVIE !!!

ah ah ah…

VOICI LE LIEN...

http://www.dailymotion.com/Legolasda1/video/x4yc5d_betisier-pipoumovie_shortfilms

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Bande-Annonce Pipou Movie

avril 2, 2008 at 6:02 (Uncategorized) ()

Le film tant attendu…

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Pipou movie

avril 2, 2008 at 4:40 (Uncategorized)

Et voici le tant attendu Pipou Movie. En deux parties…

 Pipou Movie - Première Partie

Pipou Movie - Seconde Partie 

A la demande generale, la scene des baffes a été raccourcie. Le film est toujours aussi opaque, mais j’espere qu’il vous procurera un minimum de plaisir…

Avec Raphaël travaillons au montage et à l’elaboration du scénario de deux nouveaux metrages d’ambitions differentes, mais aux thematiques proches…

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CCPP (Cahier Critique Permanent et Pertinent). Episode 12

mars 26, 2008 at 11:16 (Cinéma)

There Will be Blood de Paul Thomas Anderson

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Difficile d’entamer la critique d’un tel monument.
Mauvais à priori pour commencer : Paul Thomas Anderson, bon artiste indépendant ayant précédemment eu du mal à se défaire de la préciosité de son cinéma et du difficile héritage de son mentor Robert Altman. Dithyrambe critique, ce qui inspire forcément un peu la méfiance. Pétard mouillé aux Oscars. ; Deux statuettes dont Meilleure photographie et le Meilleur Acteur, déjà alloué à l’évidence à Daniel Day-Lewis. Le reste fut dévolu aux Coen, de façon inattendue. Avec No Country for Old Men d’ailleurs, la fresque de PTA entretient des relations troublantes : les deux métrages ont été tournés dans la même région du Texas. La légende dirait même que le tournage de l’épique scène d’incendie du présent entraîna une interruption de tournage pendant les prises de vue du Coen. Drôle parallèle de deux splendeurs du cinéma américain se tirant la bourre dans des délais comparables.

Au final, There Will be Blood, c’est du cinéma assez peu habituel de nos jours. On est plus dans la volonté de refaire (ou défaire) ce qui a déjà été fait, de repenser ce lourd héritage cinématographique États-unien. On essaye vraiment ici de s’inscrire dans une logique, une continuation des grands travaux de représentation de l’Histoire d’un pays, toujours en construction et jamais tout à fait achevé. Citons les Naissance d’une Nation, Citizen Kane, Autant en Emporte le Vent et autres Rapaces pour rendre compte de l’ampleur. Pas de petits gestes postmodernes venant d’habiles cinéphiles ni de prétentions auteuristes extrêmes. Sans renier totalement son passé de chantre du cinéma ricain indépendant des 90’s, Anderson à l’évidence, après le semi-echec de Punch Drunk Love, a prit du recul, pensé une œuvre qui aurait pu être trop grande pour lui si il ne s’était pas déjà fait les griffes sur l’exercice on ne peut plus compliqué du film choral à narration éclatée Altmanien.

There Will be Blood, même si, j’espère, ce n’est désormais plus un secret pour personne, est adapté des 100 premières pages du roman d’Upton Sinclair, Oil !. Le film conte l’histoire de Daniel Plainview, un « Oil man » comme il aime tant à se définir, et de sa prospection d’un bout de terrain du Texas regorgeant d’or noir. Il est accompagné de son jeune fils adoptif, qui ignore sa nature de bâtard. S’opposant à lui, Eli Sunday, fils du propriétaire du terrain, et prophète malin et agressif.
Deux familles, deux religions : le christianisme et le capitalisme. De cette dialectique, le film fait merveille se posant en parfaite métaphore de nos maux contemporains, coincés entre extrémisme religieux et libéralisme sauvage. Le film a en commun avec l’œuvre fondatrice de Welles, cette volonté de conter un « destin » américain. Le mythe du self-made man, avide d’expansion et de richesses. Ce destin, parasité un temps par l’arrivée du religieux (qui si dans un premier temps, il cherche à exister, finit par vouloir se tailler la part du lion), finira triomphant.

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Cinématographiquement, on atteint là un sommet. Un tel équilibre entre un sens aigu de la mise en scène, sa force de suggestion et la pure représentation du spectaculaire et de l’épique, force le respect.

Les vingt premières minutes, sans aucune parole, sont stupéfiantes. Retrouvant en direct la force et les réflexes du cinéma muet, Anderson nous conte l’irrésistible ascension de Plainview, des tréfonds d’une petite prospection d’argent, jusqu’à l’adoption de son fils, en passant par l’invention du Derrick. Le tout, sous-tendu par le score époustouflant de Greenwood, tout en dissonances et élancements.

Les vingt dernières minutes aussi, qu’on cite plus rarement, et qui pourtant composent un monument de tragi-comique, de science du plan, une représentation de la solitude et de la folie dignes d’un grand metteur en scène. C’est à l’issu de ce final que l’ampleur de TWBB se fait pleinement ressentir. La violence de l’interprétation, la rudesse du dernier plan (et de la dernière réplique, sublime) : c’est l’Amérique en marche, dans ses contradictions, ses folies, et son irrémédiable soif de sang, d’achèvement.

Entre les deux, de délicieuses errances scénaristiques : un faux frère retrouvé puis perdu, les constantes humiliations entre prêtre et prospecteur, la construction d’un pipe-line, l’incendie d’un derrick… Autant de scènes d’anthologie enfilées à la suite comme autant de perles sur le fil de fer d’une narration parfaitement maîtrisée.
Le tout repose sur le tandem Day-Lewis / Dano. Le premier d’abord, parfait en vampire assoiffé de fluide (un temps envisagé, le titre français devait être le Sang de la Terre…) à la folie crescendo, et au mystère impénétrable. Puis le second réussissant l’exploit d’exister, puis de briller, voire d’effrayer face au monstre irlandais. La nomination aux Oscars semblait pourtant évidente…

Anderson livre un film à la fois hors de son temps, et contemporain. Sans concessions (pétrolières ah ah ah) et brillant, There Will be Blood mérite sans hésitation le titre de classique instantané grâce à cette propension si américaine de parler de son pays avec romanesque, intelligence, brio et universalité. Il est clair qu’ici Anderson est parfaitement grisé par l’ivresse de la narration et l’ampleur de son sujet.
La confirmation aussi qu’un auteur indépendant n’est jamais aussi passionnant que quand il choisit de se balader hors de ses terrains battus, au sein de contrées plus vastes, troublées et passionnantes.

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Le Nouveau clip des Raconteurs

mars 26, 2008 at 11:10 (Musique)

Il est arrivé. Doublé d’un album sublime, dont la couverture évoque tout autant le Sergent Pepper des Beatles que les Basement Tapes de Dylan. L’album ne fait pas honte à ces glorieuses réferences, tant chaque chanson rescelle de tresors mélodiques, de petites trouvailles et tant l’harmonie vocale entre Benson et White fonctionne toujours aussi bien.

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CCPP (Cahier Critique Permanent et Pertinent). Episode 11

mars 9, 2008 at 3:54 (Cinéma)

No Country for Old Men de Joel et Ethan Coen

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Gagnant surprise des derniers Oscars, No Country for Old Men est surement le film le plus brillant et le plus sublime sorti en ce début d’année. Un monument d’une intensité et d’une simplicité dont l’ampleur est peut-être difficilement perceptible à la toute première vision.

Ce Bon, la Brute et le Truand remixé par les auteurs de Fargo, conte l’histoire d’un mec tout ce qu’il y’a de plus normal, incarné par Josh Brolin, qui tombe à l’issue d’une partie de chasse sur une valise pleine de billets sur le lieu d’un massacre entre trafiquants de drogue. Il est alors pris en chasse par un tueur à gages impitoyable, Chigurh, joué par l’impeccable Javier Bardem (oscar du meilleur second role à la clef). Entre les deux, le sherif incarné par Tommy Lee Jones, depassé par tant de violence et de barbarie (le vieil homme du titre c’est lui).
A partir d’une base de film noir (le grand dada des brothers), et d’un bouquin de Cornac McCarthy, les Coen gardent l’humour cosubstantiel à leur cinéma, mais expulsent le cynisme. Car, pour la première fois, un certain réalisme s’insère dans les mécanismes de leur virtuosité si bien huilée. A la différence des Fargo et autres Miller’s Crossing, un personnage, le sherif, jouit d’un certain recul sur les évènements qui se déroulent dans son district. Il est sur la défensive, ne comprend pas, se sent presque agressé par la furie qui se dégage du personnage de Chigurh. On pourrait avancer qu’il commencer à se faire « trop vieux pour ces conneries ». Mais ce n’est pas le propos de McCarthy, ni celui des Coen. Il y’a un parallèle à faire avec le personnage de McDormand dans Fargo, sherif de son état elle aussi. Bien qu’enceinte, elle arrêtait les méchants revolver au poing, en se demandant avec toute l’innocence du monde comment on pouvait faire du mal à son prochain. Rien à voir, avec le mal-être métaphysique du personnage de Lee Jones, depassé, malheureux de ne plus avoir les capacités de contribuer au bien-être de la société. A la violence sociale, à la progression du capitalisme, répond une violence plus viscérale et constante, banalisée.

Le brio du film, c’est de rester du pur cinéma, tout en parlant assez directement ancré dans le monde. Comme une fusion entre les Coen d’il y’a quelques années, et une fratrie plus consciente et mature. C’est toujours très drôle, ironique, jouissif. La science du geste reste précise, étourdissante. Et surtout, très audacieux. C’est ce qui m’a surprit dans son triomphe aux oscars. Car il s’agit d’un film purement Coenien, sans concession. On obéit pas aux conventions Hollywoodiennes, et on se permet un final tout ce qu’il y’a de plus bavard et contemplatif. Il y’a aussi une des progressions narratives les plus anti-spectaculaires que j’ai jamais vue : la mise en scène se focalise de moins en moins sur les meurtres, les scènes de violence, comme par lassitude (un comble chez les Coen). Le récit épouse donc peu à peu le point de vue du personnage du sherif.

Le film transpire d’instants de grâce. Comme le regard de ce pauvre chien meurtri qui fuit les lieux du crime. La diction de Woody Harrelson. L’échappée au Mexique.  Il y’en a trop pour les citer toutes…
Si vous aimez le grand cinéma, fait de maitrise, de virtuosité. Si vous aimez rire de l’absurdité humaine, de l’ironie du destin. Si vous aimez la grandeur romanesque. Si vous aimez les petits détails de la vie. Si vous aimez l’intelligence de la mise en scène, la science du suspense, ou les grandes interprétations. Si vous aimez les rêves, l’Amerique dans tout ce qu’elle a de plus paradoxal et fascinant. Et bien si vous aimez au moins une de ces choses, je ne vous comprends si vous n’êtes pas déjà allés voir ce film.

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CCPP (Cahier Critique Permanent et Pertinent). Episode 10

mars 9, 2008 at 3:17 (Uncategorized)

Cloverfield de J.J. Abrams et Matt Reeves
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Cloverfield, c’est un peu le film qui devait être fait. Je l’opposerai un peu plus tard au Redacted de De Palma qui est motivé par la même ambition de retranscription de nos modes de visionnages contemporains. Ce film « youtube » comme il convient désormais de dire conte l’histoire d’une bande de jeunes branchés New-Yorkais confrontés à l’attaque d’une sorte de Godzilla Next-Gen. L’intégralité du film nous est présenté sous un seul et unique point de vue, celui d’un caméscope retrouvé quasi-accidentellement dans les mains d’un des principaux protagonistes.

Un film extrême, donc, qui érige le gimmick comme règle absolue, centre et sujet d’un film, qui utilise son monstre comme création d’un contexte sans pour autant délaisser les séquences purement spectaculaires. Mais qu’entend on par spectaculaire ? Car de par sa facture « révolutionnaire », Cloverfield amène l’analyste cinématographique à se poser tout un tas de question sur les artifices cinématographiques auquel il a été habitué. On peut s’amuser à énumérer lesquels de ces artifices sont éludés au sein d’un tel dispositif. Plus de champ/contre-champ, mais un hors champs aux potentialités et au pouvoir de suggestion decuplé. La caméra se ballade aléatoirement (apparemment en tout cas) au sein d’un univers apocalyptique. Le caméraman amateur, de par sa condition d’amateur, exerce un contrôle tout relatif quant aux images qu’il produit. Il est influencé par les intempéries, les caprices des décors, le tourbillonnement de l’univers dans lequel il évolue, et même, plus intéressant ses affects (il préférera souvent filmer la fille dont il est entiché que des élèments plus interessants objectivement). Sa vue se substitue à l’œil de la caméra.

Débat très intéressant que le suivant. Peut-on considérer que Cloverfield nous plonge au cœur de l’action ? Une amie à moi me défendait mordicus l’avis opposé. J’avancerais qu’une telle fusion entre la vue d’un être humain, et le mode de représentation, une telle subjectivité, ne peut que créer une distance on ne peut plus importante entre le spectateur et les images qui lui sont proposées. Le travail d’un metteur en scène comme Roland Emmerich quand il filme le remake de Godzilla est de nous faire oublier la caméra. Il nous plonge dans les endroits qu’il juge les plus intéressants (etats-major, scènes de destruction…) pour nous faire vivre l’attaque d’un monstre sur New-York de la manière la plus omniprésente possible. Ici, la caméra et les personnages effectuent un parcours quasi-parrallèle à celui du monstre (seul petit défaut du film : pour des raisons de narration et d’enchère dans le spectaculaire, les personnages sont forcés en permanence de se jeter dans la gueule du monstre. Un défaut cosubstantiel quoi…). En résulte une impression de froideur extrême à la vision du film, renforcée par les efforts des réalisateurs pour nous rappeller en permanence la nature materielle du film : c’est une bande retrouvée sur Central Park, montrée brute, sans montage ou manipulation. Reeves et Abrams s’amusent à recréer les défauts d’une cassette de camescope. Les imperfections profitent au propos et à l’émotion du film : Entre scènes de destruction massive et poursuites haletantes, les fantomes des images enregistrées sur la même bande quelques semaines plutôt surgissent, et évoquent constamment un passé idyllique par opposition à un présent tourbillonnant et infernal. Ironique. Froid. Brillant.

Il y’a aussi la dimension post-11 septembre bien sur. Le film se contente de titiller l’inconscient du spectateur, supposé traumatisé par la chute des tours, en recréant des scènes et des points de vue similaires (la sublime scène du nuage de fumée). On se passe ici de point de vue politique. Seul subsiste un pessimisme glaçant qu’on suppose fortement ironique quant à la destinée d’un peuple américain toujours un peu trop frondeur et dépassé. Reste une sublime petite reflexion sur la reproduction cinématographique du réel, un manifeste post-moderne sur la multiplication des points de vue, l’importance du point de vue et surtout le role du metteur en scène. Car on pourrait penser que dans ce chaos du filmage amateur, Reeves et Abrams n’ont pas grand chose à faire. Et justement… Tout reste à faire… La question du point de vue éjectée, reste à créer un univers, un hors-champs, une ambiance. Bref, un monde.

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Retour en critiques

février 10, 2008 at 11:27 (Cinéma) ()

A la demande générale, je sors de mon trou et continue mon activité critique… Nous sommes le 10 fevrier et ce début d’année fut d’un point de vue cinématographique incroyable. Janvier et fevrier sont traditionnellement une période de vache maigre propice aux mauvais films à oscars (les bons bénéficiant généralement de sorties mondiales à la fin de l’année précedente) et aux blockbusters français… 2008 sera l’exception qui confirme la règle, je suppute, car si nous avons eu droit à notre TRES MAUVAISE grosse production nationale, les films à oscars, eux, sont sublimes. Venons- en au coeur du sujet.

Sweeney Todd - Tim Burton

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Rien de plus agaçant que la sortie d’une comédie musicale quand vous êtes vous-même fan de comédie musicale. Je parle d’experience car j’en suis un, et je découvre à chaque fois que le public dans sa généralité n’est pas vraiment prompt à apprécier le potentiel lyrique et esthetique du genre. Le dernier Burton, et c’est ce qui le sauve je le suppose au regard de l’audience populaire, n’est pas véritablement une comédie musicale. La partition que reprend le film relève plus de l’opéra. Les dialogues et les morceaux s’entremelent avec grace et fluidité. Et le ridicule ne prend absolument JAMAIS le pas sur la beauté inhérente au genre.

Ce qui est cool avec Burton, c’est qu’il a un petit coté insaisissable. Il a des élèments redondants bien sur, et c’est pour cela qu’il est le réalisateur le plus analysé et acclamé par les jeunes générations (Trois bons quarts des dossiers d’étudiants en cinéma doivent lui être consacrés…). Le mythe du démoniaque barbier de Fleet Street, fondateur parait-il dans son univers, lui permet ici d’approfondir encore sa fascination pour le gothique et l’architecture victorienne. Il suffit de revoir Sleepy Hollow pour s’en convaincre. Mais à chaque film, et c’est ce qui rend la seconde partie de sa carrière plus intéressante que la première, Burton affute des propos audacieux et anti conventionnels bien plus profonds et intéressants que les habituels représentations narcissiques de l’adolescence et de l’imaginaire en oeuvre dans les Edward et autres Beetlejuice. Après, le film d’adieu à son père (Big Fish) et le propos chelou sur l’éducation (Charlie et la Chocolaterie), Burton met en scène un gros budget couillu, jouissif et sanglant, qui élude totalement les questions de bien et de mal, se contentant de placer au centre de son récit un personnage meurtri, misanthrope et assoiffé de vengeance, protagoniste d’une bouleversante tragédie.

Les chansons sont dans toutes les têtes (”I feeel you Johaaannaa…” “Pretty Women”), Depp est nommé aux Oscars pour un véritable bijou dans lequel Burton laisse tomber l’imagerie pure pour une épure radicale de son art (un salon de barbier comme décor principal). La preuve manifeste et définitive d’un grand auteur de son temps qui, contrairement à ce que beaucoup disent, s’est révélé plus intéressant et talentueux dans les années 2000 que dans les années 90.

Reviens-moi - Joe Wright

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Malgré toutes les ostentatoires dérives et emportées lyriques que vous pourrez lire dans les critiques suivantes, Reviens-moi est mon véritable coup de coeur de ce début d’année. C’est franchement un type de cinéma qui me plait et que j’aimerais voir plus souvent. Vous savez à quel point je suis un grand sentimental, à quel point les mélos me déchirent le coeur et à quel point les belles histoires d’amour, quand elles sont racontées avec talent, me touchent et me bouleversent. Je suis une vraie grand-mère, même si je n’en suis pas encore jusqu’à en lire Nous Deux ou à regarder M6 le dimanche après-midi.

SPOILER

J’avais déjà apprecié l’adaptation par Wright d’Orgueils et Prejugés avec la même Keira Knightley. J’y trouvais là un parfait exemple de cinéma bavard et rayonnant, comme moi et mon ami Joe Pesci les affectionnons tant (pour Joe ce sera plutot le coté bavard que rayonnant, je le concède). Wright est un spécialiste des envolées lyriques. Tant que peu de questions se posent sur sa sexualité et que je ferais bien peut-être de me poser des questions sur la mienne… (lol).

L’histoire est adaptée d’un livre de Ian McEwan nommé Expiation (une nouvelle occasion de s’interroger sur la logique des traducteurs, étant donné que le titre original du film est Atonement, et qu’on a jugé bon de traduire en français par “reviens-moi”, qui est une phrase prononcée, certes, à quelques reprises par Keira dans le film, mais bon…). Ca commence dans l’Angleterre bourgeoise des années 30, ou la belle demoiselle de la maison tombe amoureuse du jardinier interprété par James McAvoy. La cadette de la famille, personnage au centre du récit, et interpretée par trois différentes actrices selon les époques, invente un bobard pas possible pour les séparer, et envoie McAvoy en prison. Entre temps, la mise en scène de l’éclosion des sentiments, la sensualité se dégageant du corps Knightley, la subtilité de l’actrice Knightley, et l’ambiance feutrée et sublime de la scène de la bibliothèque achèvent de faire de Reviens Moi une merveille pour les yeux et pour le coeur et surtout de poser le film sur des bases solides. Car des trois temporalités explorées par le film, ce sera cette première que l’on retiendra au final, merveilleuse de langueur et de tendresse. Un grand film nostalgique.

Par la suite, on fera une incursion dans le film de guerre. Aucun coup de feu n’est tiré, mais c’est tout comme. Grande démarche propre au mélodrame, de montrer les tourments de la guerre, non d’un point de vue politique, mais comme incarnation de l’injustice du monde et du destin en furie, qui, de concours, s’acharnent à séparer les amants maudits. Le plan-séquence de Dunkerke, qui ne dépasse jamais véritablement la démonstration technique, devrait être étudiée dans les écoles de cinéma. Bercé par une bande originale majestueuse de Dario Marianelli (on croise les doigts pour les oscars), le tout emporte le coeur et me rappelle personnellement les plus belles envolées de Jackson pour le Seigneur des Anneaux (au risque d’être ridicule).

Le dernier segment, le plus cours, est l’occasion d’une première incursion au sein de la brève mais déjà très prometteuse filmographique de Wright, dans l’ère contemporaine. Vanessa Redgrave il joue la cadette au centre du récit, devenue ecrivain, et expliquant la génèse de son dernier livre (dans tous les sens du terme), contant l’histoire de son erreur et du destin des amants maudits. Elle utilise l’Art comme un défouloir, fantasmant aux personnages des deux amants, quelques jours de roucoulades, qu’ils n’auront jamais connu.

Moi j’ai pleuré. Et j’aime bien pleurer au cinéma. Après bon… C’est vrai, je suis amoureux de Keira. Son accent bitish est véritablement craquant. Mais je ne vois pas ce film avec les yeux de l’amour (sinon je dirais que Joue La Comme Beckham est une splendeur de comique de situation, ce qui n’est pas le cas…), je préfère penser que c’est là, véritablement, un cinéma de l’émotion, et de la pureté, exploitant ce qu’il y’a de meilleur dans le patrimoine de l’immortelle Albion, contrée décidément fascinante à mes yeux.

Asterix aux Jeux Olympiques de Thomas Langmann et Frederic Forestier

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Selon certains, une liste peut être plus éloquente qu’un long discours. Je vais donc ici faire la liste des bonnes blagues du film. En sachant que je n’ai vu le film qu’une fois, et que Joe et moi n’avons pas eu beaucoup de problèmes pour nous en souvenir. Et que nous sommes indulgents…

- Le bide de Brutus quand son régiment derrière lui est censé rire à toutes ses blagues.

- “Ouais si j’etais toi je le ferais ecarteler”

- Le running gag des armures avec Alexandre Astier dans le stade

- Une réplique de Seimoun “Sacrilège! On a volé les coléoptères”

- Jamel qui dit à Cornillac “T’es plus beau qu’avant…”

- Jamel et Zidane

- Hors diégèse : quand Langmann dit dans certaines interviews que son film est respectueux de la BD.

Précisons aussi, que le rire a pu a plusieurs reprises être nerveux… En tout cas merci à Langmann et Forestier de m’avoir prouvé que Poolvoerde pouvait ne pas être drole.

Into the Wild de Sean Penn

Je passe vite fait sur le succès surprise de début d’année. J’ai beaucoup de respect et d’amour pour Sean Penn, mais est-ce un sacrilège de dire qu’il ne me fait pas spécialement bander en tant que metteur en scène? Il nous présente ici un bon film, sans plus, un poil trop démonstratif et longuet. Je ne comprends pas l’engouement de beaucoup de personnes pour ce honnête petit morceau. Peut-être parce que Emile Hirsch est mignon? Le seul segment qui sort du lot, c’est le quart d’heure avec le vieux monsieur interprété par Hal Holbrook. Très émouvant… Sinon, Vince Vaughn est choco. Et c’est tout? Oui c’est tout…

Live ! de Bill Guttentag

Mauvais faux documentaire (pleonasme?). Eva Mendes produit et joue très bien, certes. Mais le tout fait très toc et tombe dans le piège : il cède au même racolage et au même suspense malsain que les émissions qu’il tente de dénoncer.

Juno de Ivan Reitman

Le nouveau Little Miss Sunshine est… aussi bien que Little Miss Sunshine. C’est à dire mignon… Bien interprété. Dialogué avec drolerie. Mais on ne peut que s’empecher de s’agacer devant ce cinéma indépendant américain très mainstream au fond, qui se contente de rabacher une morale sur le fond assez convenue, avec des dehors de petite révolution pop. Le tout enrobé de personnages artificiellement originaux et de gros mots juste là pour faire joli. N’est-ce pas un peu cynique?

Cela dit… Michael Cera est un genie…

La Guerre selon Charlie Wilson de Mike Nichols

Un film qui fait du bien. Dialogué et écrit à la perfection par le génie du petit écran Aaron Sorkin (Studio 60 et A la Maison Blanche, c’est lui!), Nichols nous propose du vrai film politique, drole et pertinent. Une vraie démarche d’historien, visant à montrer les préludes, dans toute sa complexité, plutot que de céder à la représentation d’une actualité forcèment subjective et cadrée par l’urgence. Seymour Hoffman c’est une splendeur faite acteur. On peut franchement s’extasier devant le brio avec lequel il mène sa carrière. Hanks et Roberts sont sympas. Du bon cinéma, avec des dialogues stylés et des acteurs chocos. Ancré dans le réel, tout en visant à la pédagogie et au divertissement, au fond que demander de plus?

Deux critiques dantesques (celles du coen et de Cloverfield) pointent le bout de leur nez, alors restez aux aguets…

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TOP 20 Cinéma 2007

janvier 8, 2008 at 10:24 (Cinéma)

Le voici, le voilà, vous l’attendiez tous, les 20 meilleurs films de l’année selon votre ambassadeur du bon gout…
20 - Bug

Le surprenant récit metaphorique d’un beau réalisateur, William Friedkin, qui imagine l’amour comme une fuite vers l’avant dans la folie, et la conscience comme paranoïa. On ne parle pas assez de ce film, on l’a trop vite oublié et c’est dommage.

19 - L’Homme sans Age

Coppola fait défiler sous nos yeux le fil d’une vie fictive et fascinante, faite d’obsessions scientifiques, de schizophrenies et de metaphores sur l’Art et le Savoir. Son sens du baroque et son gout pour l’experimentation font des merveilles.

18 - Supergrave

Produit par Judd Appatow (élu homme de l’année en ce qui me concerne), Supergrave évoque Freaks and Geeks le petit bijou de série du même créateur. Le film atteint des sommets de comique et de drolerie, et sait décrire l’adolescence avec tout ce que ça comporte de tendresse et de marginalité. Ecrit par Seth Rogen, impayable en flic abruti, Supergrave est une merveille

17 - Les Rois du Patin

Une petite merveille d’humour Frat Pack remplie d’acteurs à la puissance comique veritigineuse (Will Arnett epouse-moi). C’est aussi un merveilleux petit traité sur l’amitié. Et rempli de gags alliant majestueusement la grace et le burlesque, les deux fondements de la drolerie cinematographique ne l’oublions pas.

16 - Le Royaume

Bien que trop didactique dans sa conclusion, Peter Berg integre le cinéma d’action de son maitre de producteur, Michael Mann, ainsi qu’une certaine esthetique du réalisme heritée du meilleur de la serie televisuelle americaine contemporaine. Un point de vue interessant sur le role de l’Amerique dans les relations internationales. Le prototype du nouveau cinéma d’action de grande consommation. Passionnant.

15 - La Nuit nous Appartient

Le film le plus irréprochable de l’année. Une perfection scénaristique, un bijou de mise en scène. Une intrigue universelle qui emprunte aux plus grands mythes de notre culture occidentale. James Gray prouve que les histoires les plus simples sont souvent les meilleures. La figure du père et son alienation s’imposent comme thèmes intemporels et indemodables.

14 - Zodiac

David Fincher filtre sa mise en scène jusqu’a n’en garder que le sel et la profondeur. Le film de la maturité, comme on dit. Terrorisant, tétanisant, le film évoque ces thrillers typiquement 70’s (style Hommes du President), sont les noeuds de boudin qui constituent les fins illustrent parfaitement les frustrations d’une société qui n’en finit pas de créer de nouveaux problèmes et d’oublier les précedents.

13 - Hairspray

La comédie musicale de l’année. Rares sont les films dans lesquels les acteurs s’eclatent autant que le spectateur. Du John Water light certes, mais un punch et un swing qui se ressentent dans la BO que je me passe en boucle.

12 - Boulevard de la Mort

Pour inaugurer ce très douloureux top 10 (enfanté dans la souffrance), la dernière petite merveille post-moderne du maitre Tarantino. Tout l’intéret du film réside dans cette prétendue etiquette “film mineur”. Cette appellation vaut à Tarantino des envolées verbales d’une splendeur drolatique, et une liberté qui fait plaisir à voir. Mentionnons aussi une belle idée : la scission en deux parties. En moins de deux heures, on assiste à un defilé des grandes figures tarantinesques. Tout ça se parodie, se destructure, crée un sens nouveau. Mais c’est toujours aussi jubilatoire. Une merveilleuse vision de la feminité et du feminisme.

11 - Harry Potter et l’Ordre du Phoenix

Quand un HP sort, il est toujours dans mon top de l’année. Yates a fait un boulot remarquable, sa demarche de politisation de l’univers se greffe parfaitement à l’ensemble, et apporte beaucoup à la saga. C’est Orwell et la Seconde Guerre Mondial qui s’incrustent chez les sorciers et la richesse du monde de Rowling n’en finit pas d’émerveiller, tant il est capable d’accueillir tellement de visions et de points de vue différents sans s’en retrouver dénaturé.

10 - Spider-man 3

Le film malade de la saga. Touchant et fascinant, dans ses excès, ses petits défauts. Si le deuxième opus brillait par sa régularité, son équilibre et ses légères touches subversives, Raimi orchestre ici une pièce de maitre, gourmande, presque etouffe chretien. Les paraboles mythologiques se succèdent avec brio (la scène de l’Eglise figure parmi les toutes meilleures scènes de l’année), et les sous-intrigues trouvent à toutes une conclusion satisfaisante et touchante. Du grand Entertainement. Du grand Art tout court.

9 - Pirates des Caraïbes 3

Session Blockbuster donc. Vous connaissez ma vision des choses, surtout concernant ce film. Je ne ferai que mettre en avant les qualités scenaristiques, l’ampleur épique, le foisonnement myhtologique, l’humour subversif, et la conclusion culottée des aventures de Jack Sparrow.

8 - Halloween

Trop souvent oublié dans les tops de fin d’année, la relecture du classique de Carpenter par Rob Zombie est une pure merveille. Une adaptation intelligente d’un classique par un veritable auteur à l’univers fort et referencé.

7 - Ratatouille

Pixar est à son sommet dans cet hommage aux Disney les plus melancoliques et iconoclastes (La Belle et le Clochard, les Aristochats). Paradoxalement, Ratatouille est surement le film le plus subversif du studio, traitant non seulement de la différence, de l’Art mais aussi de problèmes aussi epineux que le travail clandestin. Ca a la subtilité et la saveur des grandes comedies americaines de l’Age d’Or, ça sent le Wilder et le Lubitsch à plein nez. C’est le pur régal cinématographique de l’année.

6 - Steak

Etonnant n’est ce pas? Pourtant le film de Quentin Dupieux est surement ce qu’on a vu de plus stylé, original et iconoclaste dans le cinéma français depuis des années. Ca fait penser à Blier mais ça se passe aux Etats-Unis. Ca fait penser à Orange Mecanique mais c’est beaucoup plus absurde. C’est inclassable et on y decouvre que l’humour d’Eric et Ramzy peut etre beaucoup plus profond qu’il n’y parait. Une experience fascinante et hypnotisante, tout ce que 99F n’est pas en somme. Le chef-d’oeuvre absolu du genre qu’il vient de créer.

5 - INLAND EMPIRE

2007, c’était l’année des presidentielles, de la fin de notre Liberté, mais aussi, à une echelle plus personnelle, l’année de ma révélation à David Lynch. J’ai passé le dégout que m’inspirait son cinéma suintant et experimental, pour prendre pleinement la mesure de sa puissance d’évocation, de sa grande capacité d’auteur, de sa condition de cinéaste le plus effrayant de l’histoire du 7eme Art. INLAND EMPIRE (avec les majuscules s’il vous plait) c’est le chant du cygne du cinéma, le film d’horreur absolu, le plus belle oeuvre DV jamais realisée, et le paroxysme du cinéma, de ce qui fait de lui l’Art Supreme. Les ruptures de ton, l’intelligence du trucage et la capacité à nous faire rentrer dans un réel cinématographique autre font de INLAND EMPIRE une oeuvre majeure.

4 - La France

Serge Bozon est un réalisateur à suivre. Se détachant de la mouvance disons “cahier du cinéma-Femis”, La France a de l’originalité à revendre et a cette démarche pas si courante dans l’hexagone visant à détourner les codes de notre Histoire et de notre Culture pour faire émerger une réalité et un point de vue autre. Les poilus chantent de la pop anglaise à visée européenne et fuient cette France qu’ils aiment mais qui les recrache. Se réclamant du cinéma d’Aventure Hawksien, Bozon filme avec amour des paysages typiquement gaulois et a retenu de l’Age d’or Hollywoodien cette capacité à inscrire le groupe dans le paysage et les individualités dans le groupe.

3 - En Cloque, Mode d’Emploi

La comédie de l’année, pour suivre l’adage publicitaire. Appatow c’est Capra couplé aux Freres Farrelly, Wilder associé à Nick Hornby. De son cinéma se dégage un sentiment d’amour, de drolerie, de tendresse et de felicité que l’on ne retrouve que dans les meilleures oeuvres des glorieux noms precités. Des comedies longues, brillantes et divertissantes. Comment peut-on faire l’erreur d’en demander plus?

2 - I’m Not There

Je me suis suffisament répandu sur ma passion pour Dylan et ce film qui tente et réussit à décrire la complexité d’un artiste, d’une personnalité, d’une époque à travers un génie de l’Art du XXeme siècle. Au-delà de toutes ses autres qualités, une merveilleuse lettre d’amour à la passionnante difficulté à comprendre l’être.

1 - La Graine et le Mulet

Je n’en ai pas encore parlé, mais mon petit doigt m’avait bien dit que ce serait énorme. Il s’agit de ce genre de films, qui arrivent très rarement (le dernier c’était Rois et Reine de Desplechin en 2004), mais qui quand ils sont là vous rendent fiers d’habiter la France. Et croyez-moi me rendre fier d’y habiter, vu mon passif, et la période que nous sommes en train de traverser, c’est pas une mince affaire. Kechiche, c’est tout simplement le meilleur réalisateur français actuel. Tout dans son cinéma transpire l’equilibre. Un film d’une simplicité si bouleversante, qu’il en devient incroyable. Chaque scène est dense, chaque seconde transpire le réalisme et le romanesque. Un cinéma qui ne renie pas ses origines, emprunte au néo-réalisme (la mobilette, remake du Voleur de Bicyclette), au cinéma des années 30 (l’Utopie made in La Belle Equipe) et a la construction d’un authentique blockbuster : l’etouffante construction en spirale, le suspense à couper le souffle, l’importance du destin, du hasard, et cette sensualité, cet erotisme de tous les instants. A voir en boucle, jusqu’à la fin de sa vie.

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