Legolasda’s Weblog

octobre 17, 2007

Alien la Resurrection

Classé dans : Cinéma — legolasda @ 10:49

jeanpierrejeunet.jpg Il est bon de revoir de temps à autre le quatrième et ultime opus de la tétralogie Alien. Il nous rappelle à quel point Jean-Pierre Jeunet est loin d’être un mauvais cinéaste. Très loin, même. Il a su reprendre avec talent et ambition les enjeux d’une saga mythique sans tomber dans le ridicule (Fincher n’en était pas loin en 1993, encore loin de la maestria qui fera son génie) tout en apportant les élèments qui font le sel dans son univers onirique, naïf et baroque. Ne comptez pas sur votre serviteur pour tirer sur les merveilleuses réussites artistiques et populaires que furent Amélie et l’adaptation de Japrisot.

Cependant, on ne peut que regretter le Jeunet américain qui savait servir un pur scénario de science-fiction avec humanité et originalité. Alien 4, la parenthèse hollywoodien comme on dit, incarne un pivot dans la carrière de l’ancien employé aux PTT. Entre le pur délire visuel de l’association avec Marc Caro (Foutaises, Le Bunker…, Delicatessen et la Cité des Enfants Perdus) et l’optimisme béat-bouleversant de son retour en terre gauloise, la Resurrection se place un peu là, entre des effets spéciaux délirants et un final d’une beauté renversante. Une enfilade de scènes d’anthologie où le talent si souvent décrié du réalisateur pour la saynète trouve parfaitement sa place.

Une BD des années 80 en somme dans laquelle l’hétérogénéité d’une galerie de personnages parfaitement croquée n’a d’égale que les multiples ruptures de tons qui caractérisent la narration. Le meilleur exemple reste cette scène angulaire du métrage pendant laquelle la Ripley nouvelle génération découvre les clones qui l’ont précédés, les multiples expérimentations ratées et monstrueuses qui ont permit sa résurrection. Dans un accès de rage, elle brûle l’ensemble au lance-flamme. Vertige et dégout Cronenbergiens dominent au fil de cette séquence qui surprend et maltraite le spectateur. Le bodybuildé Ron Pearlman, archétype de l’Action Man hollywoodien relâche l’impression « quel gâchis de munitions… » Rares sont les métteurs en scènes pouvant se permettre un tel écart, d’allier les differentes facettes de l’entertainment en restant parfaitement intègre à leur univers sans aucune volonté de prendre delibérement le spectateur par la main.

alien-4-2.jpg

3 commentaires »

  1. Je suis particulièrement d’accord et il faut même le dire, Jeunet est un des meilleurs de sa génération: sa personnalité, son rayonnement français (ds le bon sens du terme) et la sensibilité de sa pellicule.

    par contre, je serais plus clément avec Fincher car la copie qu’il rendit à la fox fait parti de ces films charcutés par les commanditaires. Le dernier en date a avoir subi cet affront étant “Invasion”, le remake “des profanateurs…”

    Comment par raindrop — octobre 18, 2007 @ 10:26

  2. j’adore les films alien ils sont bien faits je dit bravo aux réalisateurs gros bisous à toute l’équipe slt

    Comment par charline — mars 6, 2008 @ 10:04

  3. Alors oui c’est un très bon épisode d’alien mais pour moi la fin est completement bâclé a chaque “” je m’attend a ce que la bestiole semi humaine dise Maman…

    Sinon pour revenir sur la saga!

    le premier opus de monsieur Scott reste le meilleur
    le second…. ben malgré tous ça reste a mon goût le moins réussi mais donne quand même certaine clef..
    Le troisième un bon gros délire ciber punk avec une photo terrible vraiment très bon!
    le quatrième génial sauf la fin…

    Voilou a quand un 5?

    Comment par konoko — juillet 22, 2008 @ 9:01


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