Critiques diverses, j’ai vu tellement de merdes ces temps-ci que je vais pas tout énumerer non plus, ce serait une vulgaire perte de temps.
Journal d’une Baby-Sitter
Mauvais film indépendant américain comme d’hab’. Les idées sont gachées sur l’autel d’une fausse naïveté idiote et cynique. L’héroïne soi-disant adepte d’anthropologie se plonge dans une analyse scientifique de la faune de l’Upper East Side. Un épisode de Gossip Girl est plus efficace. Laura Linney et Scarlett sont au poil mais bien sur, ça ne suffit pas. Aucun rythme. Au point de faire passer un film de Michael Mann pour un court-métrage.
Cleaner
Decadence d’un excellent Yes-Man Hollywoodien des années 90, Renny Harlin. Viser trop cher et trop haut, ça a malheureusement un prix pour l’industrie cinématographique ; la preuve le réalisateur de Die Hard 2 et de l’Ile aux Pirates se retrouve ici à mettre en scène le mètre-étalon du scénario post-film noir médiocre, avec pseudo femme fatale bouleversée (Eva Mendes, toujours cool) et Meilleur Ami en fait Gros Mechant (l’excellent Ed Harris qui a du mal a diversifier ses roles) à la clef. Si on rajoute à ça un Samuel L. Jackson en mode automatique et un drame famillial on ne peut plus inintéressant, la coupe est pleine.
Le Grand Alibi
On résume : Rigolo, beau casting, Murino bandante.
Jackpot
Bonne comédie hors-Frat Pack. Relativement jouissif, le mélange comédie potache-romantique prend bien, et on se régale du potentiel comique de Kutcher enfin exploité. Imparfait mais agréable.
Semi-Pro
Le Nouveau Will Ferrel est excellent. On se délecte de la facilité du Frat-Pack à nous trousser de bons scénarios en toute simplicité. Une créativité de tous les instants. Une émotion toujours sincère et jamais cu-cul. On explore toutes les nuances de la gamme comique, du vulgaire au subtil en passant par l’absurde. On exploite tout, jusqu’à la moelle, pour nous faire rire. On ne fait jamais tomber franchement dans le ridicule ses personnages, et ça c’est très important. Cet equilibre permanent entre le franchement pathetique et le délicieusement génial. Il y’a une façon de traiter les losers au cinéma, et les américains savent le faire. Sans jamais tomber dans la condescendance ou la facilité.
Scènes cultes : la partie de poker, une véritable leçon de dynamique comique. Mettez un flingue chargé à l’ecran et regardez ce qu’il en resulte, un délicieux melange de tension, de nervosité et d’absurde.
Tous les delires too much de Will Ferrel. La réunion entre les patrons d’equipe d’ABA dans la première partie du film tient du génie. L’acteur passe de la franche joie, à la tristesse la plus pure, tout en restant dans l’outrance et l’hystérie.
Pourquoi ne sommes nous jamais déçus par le Frat-Pack? Parce qu’ils savent soigner leurs films d’abord. La photo, la mise en scène, le rythme, tout est toujours excellent, simple, parfaitement en adéquation avec le propos. Les acteurs sont géniaux, attachants, on prend toujours plaisir à apercevoir dans un coin de l’ecran tel second couteau ayant servi différement dans un film précedent de la fratrie. Et surtout une générosité de l’humour dans son sens le plus large.
Iron Man
Excellent Blockbuster. On croyait à un nouveau ratage à la Daredevil. On se retrouve avec un vrai film de fan boy.
Iron Man n’atteint evidemment pas (encore?) les monuments de cinéma mainstream de Raimi, Burton ou Nolan. La prétention auteuriste en moins, on se rapproche plus des metrages de Bryan Singer, faiseur honnete mais sans génie.
Favreau réalise ici son rève de fan, un blockbuster couteux mais simple comme bonjour, efficace dans sa dénonciation en règle de l’industrie des armes, brillant dans son casting à l’encontre des exigences hollywoodiennes, et même inspiré dans sa mise en scène, sans jamais céder à l’ostentation.
La séquence d’ouverture jusqu’à l’inscription du titre en est l’excellente illustration ; une bonne scène de guerilla nerveuse suivi d’un superbe plan, suintant et terrifiant, de vidéo terroriste. Le reste du film est au diapason. Le style visuel est fort (ordinateurs, hologrammes…) et le film insiste tout particulièrement sur l’aspect technologique, mecanique mettant en valeur avec brio les qualités d’ingénieur de son protagoniste. Fascinante scènes que celle où Downey Jr. met au point des inventions d’une merveilleuse sophistication.
Autre point fort du film ; l’humour qui échappe à l’artificialité qui est souvent l’apanage des gags de blockbusters trop markétés.
Comme tout premier volent, on est un peu avare en scènes d’action, privilégiant (et à juste titre) l’introduction, la génèse du héros. Si Bridges et Downey Jr. confinent au génie, Paltrow et Howard sont malheureusement sous-exploités (Note : commencer à s’interroger sur le charisme de ce dernier…). Mais le vrai défaut du film, c’est la musique qui, avec ses affreux riffs de guitare pompiers, n’est même pas digne d’un Fast and Furious en direct-to-video.
Suffit juste maintenant à Favreau de prendre un peu plus conscience de l’ampleur du machin et de nous pondre une suite intelligente, furieuse, épique et bouleversante… On lui fait confiance.
pourquoi? tu calpabilises maintenant quand tu passes des journées et des nuits entieres à regarder diverses series?????
pffffff. pas à moi…STP PAS A MOI PETIT INSOLENT.
Commentaire par therese — mai 28, 2008 @ 11:33