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	<title>Legolasda's Weblog</title>
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		<title>Legolasda's Weblog</title>
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		<title>Cahier Critique machin truc</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 03:15:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>legolasda</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Eldorado de Bouli Lanners


Le cinéma belge offre régulièrement de bien belles surprises, et le second mouvement derrière la caméra du Wallon Bouli Lanners en est une assez flagrante illustration. On a ici affaire à un road movie aux accents fortement jarmuschiens, n&#8217;omettant jamais de faire la part belle aux paysages vastes et melancoliques du plat [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=legolasda.wordpress.com&blog=1932868&post=104&subd=legolasda&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><strong>Eldorado</strong> de Bouli Lanners</p>
<p><img src="///Users/antoineescuras/Desktop/18945558.jpg" alt="" /></p>
<p><img class="alignnone" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/23/80/18936535.jpg" alt="" width="262" height="349" /></p>
<p>Le cinéma belge offre régulièrement de bien belles surprises, et le second mouvement derrière la caméra du Wallon Bouli Lanners en est une assez flagrante illustration. On a ici affaire à un road movie aux accents fortement jarmuschiens, n&#8217;omettant jamais de faire la part belle aux paysages vastes et melancoliques du plat pays. Ce dernier est filmé comme dans un western, impression non démentie par la forte présence à l&#8217;ecran de voitures americaines de collection. Les voitures, Yvan en a fait son métier et a un peu de mal à joindre les deux bouts dans son affaire de refourgage d&#8217;americaines vintages. Un soir, il surprend un cambrioleur chez lui, tentera de le faire fuir, en vain. Ils se lieront d&#8217; &#8220;amitié&#8221; (concept très vague pour ces deux ecorchés de la vie), et lui proposera de le raccompagner chez ses parents, habitant non loin de la frontière française.</p>
<p>&#8220;Je te préviens, je prends jamais l&#8217;autoroute&#8221; dit Yvan à Elie au début du film. La réplique sonne comme un manifeste de cinéma anti-mainstream fortement sympathique. Les situations cocasses et les dialogues absurdes s&#8217;enchainent, de façon presque normative. Si l&#8217;ennui ne s&#8217;installe jamais, l&#8217;originalité est toujours un peu absente. Jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée à la maison familiale du jeune cambrioleur. Le film prend alors une tournure nettement plus nostalgique et émouvante. Un simple frôlement de la main ou le rempotage d&#8217;un jardinet incarnent blessures familiales et deuils inavoués avec une pudeur qui confine à la virtuosité. Le retour sur la route pour le dernier quart du film avalise ce constat, même si on peut choisir de trouver la métaphore du dobermann un peu lourdaude. Film simple sur la déception, les regrets, qui jouit d&#8217;un plaisir de faire du cinéma que peu de filmeurs français peuvent se targuer de posséder.</p>
<p><strong>Phénomènes</strong> de M. Night Shyamalan</p>
<p><img class="alignnone" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/64/08/54/18945558.jpg" alt="" width="249" height="332" /></p>
<p>Un nouveau film de Shyamalan, c&#8217;est toujours l&#8217;occasion de faire un peu le point sur l&#8217;avancée de son cinéma. Doté d&#8217;une filmographie fascinante, à défaut d&#8217;être parfaite, la carrière internationale du bonhomme démarra sur les chapeaux de roue en 2000 avec le désormais légendaire, Sixième Sens, mètre-étalon d&#8217;un cinéma d&#8217;épouvante subtil et dénué d&#8217;effets (qui paradoxalement entraina une déferlante de films d&#8217;épouvantes pas très subtils et assez généreux en effets). L&#8217;opus allait aussi déterminer les codes de ce qui sera la cinéma de Shyamalan les années qui suivront. C&#8217;est-à-dire, la gérance d&#8217;un lourd héritage Hitchcocko-Spielbergien, et donc mise en scène au diapason, avec ce que ça entraine de plan-séquences micromillimétrés et de sessions quasi-mathématicales d&#8217;angoisse, et surtout, la marque de fabrique absolue, le Twist.</p>
<p>A l&#8217;époque, imaginer un film de Shyamalan, sans twist était pure fantaisie. On avait été tellement soufflé par le premier, qu&#8217;on en rendemandait. On voulait se faire berner. Les réactions s&#8217;enchainèrent face aux films suivants du génie en herbe. <em>Incassable</em> (&#8220;mouais&#8221;), <em>Signes</em> (&#8220;quoi?&#8221;) et surtout <em>le Village</em> (&#8220;ah d&#8217;accord, on me prend pour un con en fait&#8230;&#8221;). Si Shyamalan ne ratait pas totalement ses tentatives d&#8217;allier mainstream et contemplatif Bergmanien, on sentait bien une tension face à cette épée de Damoclès du retournement final, exercice casse-gueule par excellence.</p>
<p>Puis vint <em>la Jeune Fille de l&#8217;Eau</em>, exercice jubilatoire et auto-parodique, qui libéra le cinéaste de cette obsession malsaine, et le ramena au pur plaisir de filmer, de raconter des histoires. Exercice qui, avouons-le, sied vachement bien au bougre. Echec commercial mais renouveau de l&#8217;artiste. Classique.</p>
<p>Phénomènes est la pure resultance de cette attitude qui rafraichit et aère la mise en scène de Shyamalan. Ce dernier a, parait-il, expliqué à son équipe au début du tournage qu&#8217;il comptait réaliser un pur film de serie B. Les fortes bouffées de second degré ou les tentatives de distanciation assumées vont dans ce sens. Le metteur en scène s&#8217;amuse de ces dons pour créer des ambiances d&#8217;épouvantes, créant une tension impalpable autour d&#8217;une balançoire, par exemple. Sans jamais céder au cynisme ou à la condescendance. Il y&#8217;a ici un intéressant équilibre entre l&#8217;intelligence d&#8217;une mise en scène parfaitement maitrisée, un second degré assumé face au coté rocambolesque du scénario, aux codes de ce type de cinéma catastrophe, et un profond respect pour les personnages et leurs émotions. Si on a ici l&#8217;impression de voir un film de plus de Shyamalan, il faut voir ce constat comme étant une excellente chose. On avait tendance à considérer chaque nouvel opus de l&#8217;auteur comme un évènement, un film monde, qui n&#8217;avait rien à voir avec les précèdents, une pierre de plus à l&#8217;élaboration de son génie. Ici, on apprécie la mécanique de la naissance de la peur et les thèmes d&#8217;un cinéaste hanté par l&#8217;instabilité du socle familial, la spiritualité, la mort de Dieu et le Hasard. Une livraison qui gagne en simplicité et en efficacité. Un vrai film de serie B en somme. Comme tout ce que le bon cinéma hollywoodien produit depuis 30 ans, en somme.</p>
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		<title>The Raconteurs &#8211; Many Shades of Black (Acoustic)</title>
		<link>http://legolasda.wordpress.com/2008/06/03/the-raconteurs-many-shades-of-black-acoustic/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 22:47:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>legolasda</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[
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			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://legolasda.wordpress.com/2008/06/03/the-raconteurs-many-shades-of-black-acoustic/"><img src="http://img.youtube.com/vi/qRUkYZr1IJQ/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
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		<title>Cahier critique jsaispluscombienetjmenfous</title>
		<link>http://legolasda.wordpress.com/2008/06/03/cahier-critique-jsaispluscombienetjmenfous/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 20:55:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>legolasda</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Sex and the City

Je ne sais pas si tous ceux d&#8217;entre vous qui liront cette critique fréquentent le groupes LES NOTES DE CINEMA DE RAPHAEL, PIERRE ET ANTOINE (et j&#8217;espere bien illusoirement que mon lectorat ne se résume pas à mon entourage proche), mais il se trouve que j&#8217;ai étonnement mit 14,25 à l&#8217;adaptation cinématographique [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=legolasda.wordpress.com&blog=1932868&post=102&subd=legolasda&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:left;"><strong>Sex and the City</strong></p>
<p><img class="alignnone" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/32/90/18938386.jpg" alt="" width="268" height="355" /></p>
<p>Je ne sais pas si tous ceux d&#8217;entre vous qui liront cette critique fréquentent le groupes LES NOTES DE CINEMA DE RAPHAEL, PIERRE ET ANTOINE (et j&#8217;espere bien illusoirement que mon lectorat ne se résume pas à mon entourage proche), mais il se trouve que j&#8217;ai étonnement mit 14,25 à l&#8217;adaptation cinématographique de la série HBO créée il y&#8217;a maintenant 10 ans par Darren Star.</p>
<p>Avant d&#8217;expliquer cette notation que certains d&#8217;entre vous, je les vois déjà venir, qualifieront sans scrupules ni connaissance de cause d&#8217;exagération, je vais commencer par énumérer les raisons qui m&#8217;ont conduits à aller voir ce hype métrage, suite à une nuit blanche à 9 heures du matin accompagné d&#8217;un mal de dents plutôt carabiné et avec deux red bulls dans la tronche. Déjà, c&#8217;est une série HBO, et je ne peux que soutenir n&#8217;importe quel effort cinématographique venant d&#8217;une firme qui risque de projeter sur grand écran des adaptations des <em>Sopranos</em> (très probable), <em>The Wire</em> (improbable), <em>Six Feet Under</em> (très improbable) ou <em>Oz</em> (impossible). Deuxième raison : j&#8217;ai de la sympathie pour ce feuilleton qui propose une relecture intéressante de la condition et de l&#8217;image de la femme à ce carrefour temporel déterminant que fut le passage fin 90&#8217;s &#8211; début 2000. Le féministe qui sommeille en moi apprécie des héroïnes aux antipodes de la victimisation galopante des efforts de la pathétique Bridget Jones de Helen Fielding. Je n&#8217;ai pas vraiment suivi la série. J&#8217;ai connaissance de détails éparses : la délicieuse nymphomanie de la doyenne Sam. Charlotte est une Wasp en constante découverte de ses possibilités sexuelles qui est devenue juive en épousant un chauve sympa qui a joué dans <em>Californication</em>. Miranda est rousse, avocate, à fond axée travail et a épousé un binoclard vachement sympa aussi. Et bien sur Carrie Bradshaw, narratrice de la série, rédactrice à succès, se délectant de la vie privée de ses Best Friends (qui, étonnement, ne lui reprochent jamais de dévoiler au plus grand nombre leurs névroses et les problèmes d&#8217;érection de leurs maris&#8230;) et qui joue constamment au chat et à la souris avec son amour de toujours, l&#8217;impassible et richissime, Mr. Big. Le tout sur fond de luxe, sexe et superficialité assumée.</p>
<p><img class="alignleft" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/32/90/18931156.jpg" alt="" width="192" height="288" /></p>
<p>Moi perso, pour être franc, ça me botte. Il ne m&#8217;en a pas fallu plus pour apprécier de suivre sur une année diégètique les pérégrinations des personnages. Ca ne me dérange pas de voir pendant deux heures et quinze minutes des femmes qui ont dépassées la quarantaine préparer des mariages, parler cul ou chialer parce que leurs mecs les a trompé. J&#8217;adore ça, je passe mon temps à regarder des comédies romantiques et je me délecte toujours des variantes supposément originales que les scenaristes peuvent nous dégoter pour faire passer la pilule de schéma scénaristiques toujours un peu similaires d&#8217;un film à l&#8217;autre.</p>
<p>L&#8217;avantage de <em>Sex and the City </em>c&#8217;est qu&#8217;on avance en terrain connu. Les personnages nous sont familiers, bon coté d&#8217;adapter une série encore récemment en activité, en plein dans l&#8217;air du temps, avec toujours la batterie de fans prêts à suivre les quatre protagonistes dans leurs péripéties, que ce soit sur petit ou grand écran. Ce qui permet aux scénaristes d&#8217;avancer avec beaucoup d&#8217;assurance sur la dangereuse pente du développement narratif filmique. <em>Sex and the City</em> bénéficie donc d&#8217;un terrain de jeu plus développé (et surtout une liberté de ton plus prononcée) que la moyenne des comédies romantiques hollywoodiennes et/ou new-yorkaises. Un imaginaire déjà formé, des habitues déjà prises, un public déjà acquis. On passe d&#8217;un personnage à l&#8217;autre sans problème, et en bon néophyte, on s&#8217;étonne de leur pouvoir d&#8217;émotion.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/32/90/18931153.jpg" alt="" /></p>
<p>Donc, bien sur, on n&#8217;échappe pas à quelques défauts : ce retour permanent et assez maladroit de la voix off de Carrie, clairement inadaptée à ce récit au long cours. On a bien évidemment veillé à ne pas déstabiliser les fans de la série, en ayant pas tout à fait conscience que 2h15 c&#8217;est vraiment pas la même chose que 20 minutes. Et évidemment aussi, on a pas ici affaire à un film d&#8217;auteur. Les effets sont clinquants, la musique pop (très bonne d&#8217;ailleurs) appuie systématiquement les raccords et les violons montent quand il faut. Mais restent les gags (qui tombent juste), la liberté de ton (rafraîchissante), les névroses (attachantes), la tête de Charlotte (hilarante à chaque coup) et une si jolie illustration du thème de l&#8217;amitié, rarement bien rendue sur un écran, et c&#8217;est dommage. C&#8217;est un film au service de ces personnages, plein de tendresse (voire le final sur l&#8217;anniversaire de Sam, petit pied de nez sympathique à ce sujet tabou qu&#8217;est la vieillesse dans la société consumériste).</p>
<p>Pour faire rire Raphaël et pour conclure, je dirais que c&#8217;est un film pétillant comme une bulle de champagne. Pour qui aime les films longs, le glamour, les dialogues crus et rigolos, et pour qui aime la série bien sur, c&#8217;est le film idéal.</p>
<p><strong>Un Conte de Noël</strong></p>
<p><img class="alignnone" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/64/54/74/18936348.jpg" alt="" width="248" height="331" /></p>
<p>Pour ces mêmes personnes qui suivent l&#8217;avancée des notes sur le groupe Facebook sus-nommé, celui là vient récemment de remplacer le <em>Reviens-moi</em> de Wright au statut de meilleur film de l&#8217;année 2008. Je l&#8217;ai vu deux fois, et je crois qu&#8217;une troisième fois est envisageable. Cependant, ces deux visionnages me paraissent nécessaires et suffisantes pour tenter de délivrer mes impressions sur ce monstre, cette oeuvre dense, riche, généreuse et constamment inventive.</p>
<p>Il est un magazine que j&#8217;aime bien et pour qui j&#8217;ai de la sympathie, <em>Brazil</em>. Peu de personnes l&#8217;achètent je pense, il est assez connu pour ses dérives judiciaires contre Luc Besson et son talent à incarner une voix iconoclaste, un peu foutraque et cinéphile maniaque de la presse française. Ca va à l&#8217;encontre d&#8217;un peu tout ce qui représente l&#8217;institution cinématographique française (en vrac les Cahiers, les Inrocks, le trio <em>Monde-Telerama-Libé</em>, etc.), ça parle franchement, fustigeant le cinéma mou du gland, la masturbation intellectuelle, le blockbuster hollywoodien de base, j&#8217;en passe et des meilleures, et rien que pour tout ça, c&#8217;en est incroyablement sympathique (je suis souvent d&#8217;accord avec eux) et parfois pleins de critiques enthousiastes et intelligentes.</p>
<p>Cependant&#8230; Je ne peux que m&#8217;insurger (carrément) à la lecture du cahier spécial Cannes de monsieur Christophe Goffette qui a l&#8217;honneur de pouvoir descendre ce nouveau Desplechin au nom de tout le mépris que la rédaction de Brazil peut avoir à l&#8217;égard du cinéma dit &#8220;parisianiste&#8221;. Je vais citer un peu :</p>
<p>&#8220;<em>Ce serait mentir que de ne pas souligner chez le metteur en scène parisiano-parisianiste (passer au-delà du périphérique semble être une aventure pire qu&#8217;un trip amazonien à la Herzog, hormis quelques rares colonies, bien entendu, comme la croisette cannoise, vingt-et-unième arrondissement de la capitale) le déploiement d&#8217;un univers qui lui est propre. Mais que voyez- vous c&#8217;est physique !</em>&#8220;</p>
<p>(Le film se déroule très majoritairement à Roubaix qui ne ressemble pas vraiment, pour ce que j&#8217;en ai entendu dire, au sixième arrondissement&#8230;)</p>
<p>&#8220;<em>Trop maniéré, trop m&#8217;as-tu-vu ; trop de pas assez, à l&#8217;opposé. Pas assez d&#8217;âme, pas assez de coeur, pas assez de tripes !&#8230; En regardant les films de Desplechin, j&#8217;ai comme l&#8217;impression que ça pourrait m&#8217;occasionner quelques soucis d&#8217;érection, voyez-vous. Son cinéma est tout ramollo à l&#8217;extérieur et encore plus flagada à l&#8217;intérieur. De la guimauve qui ne veut pas en être. Un &#8220;camarade&#8221;, offusqué par mon anti-desplechénisme primaire, m&#8217;a tenu plus ou moins ce langage (&#8230;) : &#8220;mais non, vois-tu, Desplechin, c&#8217;est le miroir de la vie, par le prisme d&#8217;un néo-réalisme d&#8217;une transparence quasi-métaphysique&#8221;. D&#8217;abord, aïe, bobo la tête à la fin de la phrase. Ensuite, si Conte de Noël est le reflet de quelque chose, c&#8217;est celui de son metteur en scène qui aimerait bien savoir qui est le plus beau en ce miroir.</em>&#8220;</p>
<p>Vous admirerez le merveilleux procédé qui veut qu&#8217;on démonte un film par le biais d&#8217;un méprisable personnage qui a eu juste assez d&#8217;intelligence pour apprécier ce film. Précision : j&#8217;ai très longtemps eu, moi aussi, de forts à-prioris sur Desplechin. Le merveilleux <em>Rois et Reine </em>en 2004, a depuis le temps, vite fait de m&#8217;ouvrir les yeux sur l&#8217;intelligence, l&#8217;originalité et les couilles de Desplechin, osons le dire. Non pas que je sois contre la mauvaise foi, j&#8217;en use bien trop souvent, et plus qu&#8217;à mon tour. Cependant, il m&#8217;arrive de changer d&#8217;avis et j&#8217;ai le discernement nécessaire pour avoir la capacité de faire cette simple distinction : il y&#8217;a le cinéma prétentieux, mou, ramollo, fermé d&#8217;esprit, femisard, et il y&#8217;a Desplechin, qui s&#8217;en est remarquablement detaché il y&#8217;a longtemps.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/64/54/74/18791055.jpg" alt="" /></p>
<p>C&#8217;est quoi cette façon de penser qui veut que dès qu&#8217;on fasse réference à Godard, dès qu&#8217;on tente de faire des monologues, des faux raccords, dès qu&#8217;on mette au point des scenariis approfondis, écrits, légèrement autobiographiques, on soit systématiquement taxé d&#8217;intellectuel hautain et parisianiste. Le défaut (si tenté que c&#8217;en soit un) qu&#8217;on peut reconnaitre à Desplechin c&#8217;est de piocher dans sa vie privée pour raconter des histoires. Bergman l&#8217;a outrageusement fait. Woody Allen n&#8217;a cessé de mettre constamment en scène ses névroses. Ces deux auteurs sont des réferences pour Desplechin. Il les cite avec brio. Il cite avec brio.</p>
<p>Si des &#8220;intellos coincés&#8221; aiment Desplechin, ils ont leurs raisons. Il y&#8217;a d&#8217;excellents intellos coincés. Il y&#8217;a des bobos très intelligents. Qu&#8217;ils aiment ce film ne me posent pas de problème. Ce qui m&#8217;énerve plus c&#8217;est qu&#8217;une autre frange du public aura sûrement des à prioris plus tenaces que j&#8217;en ai eu, et qu&#8217;ils seront privés de la folie de Desplechin, de son amour invétéré du cinéma et de ses potentialités filmiques. Ce que je vois dans <em>un Conte de Noël</em> est autrement plus fascinant et intéressant que les prismes déformants de ceux qui ne veulent en voir en Desplechin qu&#8217;un intello ronflant. J&#8217;ai bien conscience que par contraste avec la critique pré-citée, mes propos auront vite fait de passer pour étant naïfs ou trop enthousiastes aux yeux de certains cyniques. Mais bon, tant pis pour eux.</p>
<p>D&#8217;abord que voit-on quand on prête un minimum d&#8217;attention à <em>un Conte de Noël </em>d&#8217;Arnaud Desplechin? C&#8217;est d&#8217;abord un grand artiste dont l&#8217;ampleur de son cinéma peut aisément rivaliser avec celle d&#8217;un Pialat. Aisément. Ici, les jump cuts sont légion. Les faux raccords sont érigés en loi. Les montages parallèles mettent miraculeusement en valeurs des cassures de rythmes rafraîchissements, bienvenues, illustrant un panel d&#8217;influences à peine imaginable, variées, intelligentes. On passe avec fluidité d&#8217;un effeuillage à la Rohmer à un trip en train façon Bande à Part avec Jazz de cave de circonstance, en passant par une virée au Printemps Bergmanienne. On est constamment fasciné par un récit rempli de subtilités, de brisures familiales qui multiplie les embardées, les mises en abyme, les personnages follement romanesque. D&#8217;un coté c&#8217;est Noël, alors, on regarde <em>les Dix Commandements</em> avec Charlton Heston. On se bourre la gueule. On va à la messe de minuit. On mixe du hip-hop à la fête du quartier. C&#8217;est fourmillant, vivant, le &#8220;miroir de la vie&#8221;, pour citer le camarade.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/64/54/74/18936335.jpg" alt="" /></p>
<p>Car la pierre angulaire du cinéma de Desplechin, avant toute considération philosophique supposée foireuse (comme tout ce qui est philosphique, en ces temps sarkozystes et nauséabonds), c&#8217;est cette volonté de mettre en scène n&#8217;importe quelle personnage comme un héros mythologique. C&#8217;est remettre la vie au centre. Ce que nous dit Desplechin, c&#8217;est de vivre nos vies comme si nous étions tous des Rois et des Reines.</p>
<p>Le film raconte grosso modo une réunion familiale à l&#8217;occasion des fêtes de fin d&#8217;année, fortement entachée par la maladie de la mère, Junon (Catherine Deneuve) et la haine inconditionnelle que porte en son coeur Elizabeth (Anne Consigny) pour son frère, le mouton noir, le bouffon shakespearien, Henri, interprété par un Mathieu Amalric toujours plus bluffant, qui enchaîne scènes de folie et répliques cultes avec un naturel fou. On évoquera aussi un cadet diplomate et sympathique (Melvil Poupaud, vraiment excellent pour une fois), la femme de ce dernier (Chiara Mastroianni, je t&#8217;aime), un cousin artiste, alcoolique et aigri (l&#8217;inconnu Laurent Capelluto, une révélation) et le doyen, Abel (Jean-Paul Roussillon, égal à lui-même).</p>
<p>Si il faut fuir la banalité, l&#8217;originalité, elle aussi, est apparemment souvent redoutée par beaucoup de metteurs en scène (et pas mal de critiques aussi, apparemment&#8230;). Notre Desplechin, ça ne lui fait pas peur. N&#8217;hésitant pas à filmer des dialogues d&#8217;une cruauté grinçante, c&#8217;est avec un certain naturel que le cinéaste fait débiter à ses acteurs toutes ces horreurs, remplies d&#8217;amertume. Dans le cinéma français, le film de retrouvailles familiales dans la maison de province est quasiment un genre en soi. Tissant ses réseaux entre personnages, projetant ses petits monstres névrosés sur écran, ne se limitant vraiment pas à l&#8217;héritage vicieux et patrimonial Nouvelle Vague de certains de ses contemporains (Christophe Honoré ou François Ozon pour ne pas citer les cancres&#8230;) s&#8217;éloigne sans problème de ses glorieux prédécesseurs. On peut néanmoins comparer sa fraicheur à celle du <em>Milou en Mai </em>de Louis Malle, par exemple. Mais si ce dernier piquait à Bergman, les plus beaux instants de sa période bucolique et nostalgique, Desplechin leur préfère la douleur sourde et les fulgurances métaphysique du maitre.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/64/54/74/18936330.jpg" alt="" /></p>
<p>On regrettera une palme d&#8217;or ratée à Cannes. Destin logique vue l&#8217;orientation très politiquement correcte des palmarès du festival, ces dernières années. On privilégie signifié politique, cinématographies méconnues à qualités artistiques. Ce qui au fond n&#8217;est pas un mal. On ne peut que regretter que ce genre de qualités ne soient pas plus souvent reconnues. Si le meilleur film de l&#8217;année est pour l&#8217;instant français, c&#8217;est grâce à un cinéaste à la sensibilité exacerbée, ouvert sur le monde pile comme il faut. Du bon post-modernisme, recyclant avec ce qu&#8217;il faut de discrétion, de distance et de culture. Un faiseur monumental, sachant exploiter ses acteurs au maximum, mélant improvisation, science du montage et fulgurances esthétiques. C&#8217;est une sorte de Godard des années 60 qui ressuscite au beau milieu des années 2000. On oublie trop souvent qu&#8217;avant de devenir lui aussi un intellectuel ronflant, Godard était avant tout un sale gosse abreuvé de pop-culture, de littérature pulp et de bande-dessinée, érigeant sur le même plan Humphrey Bogart et Arthur Rimbaud. On souhaite au grand Desplechin un meilleur destin.</p>
<p style="text-align:left;">
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		<title>Indiana Jones et le Royaume du Crane de Crystal</title>
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		<pubDate>Sun, 25 May 2008 01:09:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>legolasda</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[indiana jones]]></category>

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Comment faire une critique objective du nouvel Indiana Jones. Je vais fuir un tel questionnement en repondant que c&#8217;est tout bonnement impossible. En tout cas, pour quelqu&#8217;un de ma génération. La génération de la VHS. J&#8217;ai encore les souvenirs enivrants des dimanche après-midi enfermés dans ma chambre à me refaire les trilogies Indy ou Star [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=legolasda.wordpress.com&blog=1932868&post=91&subd=legolasda&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://legolasda.files.wordpress.com/2008/05/18927494_w434_h_q80.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-92" src="http://legolasda.files.wordpress.com/2008/05/18927494_w434_h_q80.jpg?w=225&#038;h=300" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<p>Comment faire une critique objective du nouvel Indiana Jones. Je vais fuir un tel questionnement en repondant que c&#8217;est tout bonnement impossible. En tout cas, pour quelqu&#8217;un de ma génération. La génération de la VHS. J&#8217;ai encore les souvenirs enivrants des dimanche après-midi enfermés dans ma chambre à me refaire les trilogies Indy ou Star Wars. C&#8217;était un age béni. Une époque ou la solitude ne rimait pas forcèment avec mauvaise conscience, une époque ou la masturbation ou les soucis inhérents, selon Sarkozy, à la jeunesse n&#8217;avaient pas encore entachés ma délicate innocente d&#8217;enfant de province.</p>
<p>Aller voir le nouvel Indiana Jones, ça dépasse les questions de fanitudes, de geeks, de nerds ou je ne sais quelle qualificatif post-historique. C&#8217;est une définition totale de l&#8217;experience cinématographique. La plongée dans un monde à la fois rassurant et terrifiant, qui sait aussi bien décrire avec talent l&#8217;époque dans laquelle il se trouve, tout en s&#8217;en détachant mouvé par une démarche de scénariste d&#8217;illustré pour la jeunesse. C&#8217;est Tintin qu&#8217;on retrouve, capable d&#8217;affronter complots sectaires, intrigues esotériques, légendes millénaires, complexes oedipiens et mechants vraiment très méchants sans jamais vendre un sou de son intégrité.</p>
<p>Quand j&#8217;y repense c&#8217;est en regardant les Indiana Jones que j&#8217;ai apprit à me gausser à l&#8217;écoute d&#8217;une bonne <em>punchline</em>, à savoir maitriser cet art difficile qui est de pouvoir prendre au second degré des intrigues tarabiscotées tout en leur accordant tout le sérieux que mérite un long-métrage de divertissement. J&#8217;ai apprit aussi à apprécier les bonnes scènes d&#8217;action et de poursuite (<em>La Dernière Croisade</em> est typiquement jouissif sur ce plan-là car il s&#8217;agit tout bonnement d&#8217;un catalogue de toutes les poursuites possibles et imaginables dans un film : chevaux, voitures, side-cars, tanks, zeppelins, avions, etc).</p>
<p>Trouver au nouvel Indiana Jones des carences scénaristiques ou des problèmes de rythme est tout bonnement impossible si on regarde le film avec son regard d&#8217;enfant et si on sait se détacher un tant soit peu de la déception qu&#8217;on ressent forcement un peu durant le visionnage d&#8217;un film qu&#8217;on a si longtemps attendu. Et puis, on a toujours cette impression de film millénaire, qui traversera les ages sans problème et qui saura si bien témoigner de ce drole de loisir qu&#8217;était le cinéma aux XXe et XXIe siècles.</p>
<p>Pour ce qui concerne plus précisément le Indy cru 2008, je suis eberlué devant le talent de Spielberg à retranscrire l&#8217;atmosphère des Fifties tout en restant léger. L&#8217;université, les motards à la James Dean, Elvis Presley, les communistes, Eisenhower, etc. La grande réussite du film, c&#8217;est de parvenir à rester dans la lignée des précédents, comme si Spielberg nous faisait juste un autre Indiana Jones de plus. Ni une renaissance, ni un adieu aux armes. Juste un film. C&#8217;est ce qu&#8217;il y&#8217;a peut-être de plus émouvant dans sa démarche.</p>
<p>En grand fan de mystères et de mythes contemporains, la Zone 51, le Nevada evidemment ça me parle, et si j&#8217;avais du faire un top 5 des trucs, n&#8217;importe lesquels, auxquels j&#8217;aurais aimé que Indy fut confronté, toute cette thématique aurait surement été en tête de liste.</p>
<p>Un seul regret, au final : J&#8217;aurais peut-être du aller le voir en VF? Après tout, j&#8217;ai vu tous les Indiana Jones en version doublée dans mon enfance. La Madeleine de Proust n&#8217;en aurait peut-être été que plus savoureuse&#8230;</p>
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		<title>Cahier Critique Permanent j&#8217;saispluscombien</title>
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		<pubDate>Sun, 18 May 2008 23:30:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>legolasda</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Critiques diverses, j&#8217;ai vu tellement de merdes ces temps-ci que je vais pas tout énumerer non plus, ce serait une vulgaire perte de temps.
Journal d&#8217;une Baby-Sitter
Mauvais film indépendant américain comme d&#8217;hab&#8217;. Les idées sont gachées sur l&#8217;autel d&#8217;une fausse naïveté idiote et cynique. L&#8217;héroïne soi-disant adepte d&#8217;anthropologie se plonge dans une analyse scientifique de la [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=legolasda.wordpress.com&blog=1932868&post=90&subd=legolasda&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Critiques diverses, j&#8217;ai vu tellement de merdes ces temps-ci que je vais pas tout énumerer non plus, ce serait une vulgaire perte de temps.</p>
<p><strong>Journal d&#8217;une Baby-Sitter</strong></p>
<p>Mauvais film indépendant américain comme d&#8217;hab&#8217;. Les idées sont gachées sur l&#8217;autel d&#8217;une fausse naïveté idiote et cynique. L&#8217;héroïne soi-disant adepte d&#8217;anthropologie se plonge dans une analyse scientifique de la faune de l&#8217;Upper East Side. Un épisode de Gossip Girl est plus efficace. Laura Linney et Scarlett sont au poil mais bien sur, ça ne suffit pas. Aucun rythme. Au point de faire passer un film de Michael Mann pour un court-métrage.</p>
<p><strong>Cleaner</strong></p>
<p>Decadence d&#8217;un excellent Yes-Man Hollywoodien des années 90, Renny Harlin. Viser trop cher et trop haut, ça a malheureusement un prix pour l&#8217;industrie cinématographique ; la preuve le réalisateur de Die Hard 2 et de l&#8217;Ile aux Pirates se retrouve ici à mettre en scène le mètre-étalon du scénario post-film noir médiocre, avec pseudo femme fatale bouleversée (Eva Mendes, toujours cool) et Meilleur Ami en fait Gros Mechant (l&#8217;excellent Ed Harris qui a du mal a diversifier ses roles) à la clef. Si on rajoute à ça un Samuel L. Jackson en mode automatique et un drame famillial on ne peut plus inintéressant, la coupe est pleine.</p>
<p><strong>Le Grand Alibi</strong></p>
<p>On résume : Rigolo, beau casting, Murino bandante.</p>
<p><strong>Jackpot</strong></p>
<p>Bonne comédie hors-Frat Pack. Relativement jouissif, le mélange comédie potache-romantique prend bien, et on se régale du potentiel comique de Kutcher enfin exploité. Imparfait mais agréable.</p>
<p><strong>Semi</strong>-Pro</p>
<p>Le Nouveau Will Ferrel est excellent. On se délecte de la facilité du Frat-Pack à nous trousser de bons scénarios en toute simplicité. Une créativité de tous les instants. Une émotion toujours sincère et jamais cu-cul. On explore toutes les nuances de la gamme comique, du vulgaire au subtil en passant par l&#8217;absurde. On exploite tout, jusqu&#8217;à la moelle, pour nous faire rire. On ne fait jamais tomber franchement dans le ridicule ses personnages, et ça c&#8217;est très important. Cet equilibre permanent entre le franchement pathetique et le délicieusement génial. Il y&#8217;a une façon de traiter les losers au cinéma, et les américains savent le faire. Sans jamais tomber dans la condescendance ou la facilité.</p>
<p>Scènes cultes : la partie de poker, une véritable leçon de dynamique comique. Mettez un flingue chargé à l&#8217;ecran et regardez ce qu&#8217;il en resulte, un délicieux melange de tension, de nervosité et d&#8217;absurde.</p>
<p>Tous les delires too much de Will Ferrel. La réunion entre les patrons d&#8217;equipe d&#8217;ABA dans la première partie du film tient du génie. L&#8217;acteur passe de la franche joie, à la tristesse la plus pure, tout en restant dans l&#8217;outrance et l&#8217;hystérie.</p>
<p>Pourquoi ne sommes nous jamais déçus par le Frat-Pack? Parce qu&#8217;ils savent soigner leurs films d&#8217;abord. La photo, la mise en scène, le rythme, tout est toujours excellent, simple, parfaitement en adéquation avec le propos. Les acteurs sont géniaux, attachants, on prend toujours plaisir à apercevoir dans un coin de l&#8217;ecran tel second couteau ayant servi différement dans un film précedent de la fratrie. Et surtout une générosité de l&#8217;humour dans son sens le plus large.</p>
<p><strong>Iron Man</strong></p>
<p>Excellent Blockbuster. On croyait à un nouveau ratage à la Daredevil. On se retrouve avec un vrai film de fan boy.</p>
<p>Iron Man n&#8217;atteint evidemment pas (encore?) les monuments de cinéma mainstream de Raimi, Burton ou Nolan. La  prétention auteuriste en moins, on se rapproche plus des metrages de Bryan Singer, faiseur honnete mais sans génie.</p>
<p>Favreau réalise ici son rève de fan, un blockbuster couteux mais simple comme bonjour, efficace dans sa dénonciation en règle de l&#8217;industrie des armes, brillant dans son casting à l&#8217;encontre des exigences hollywoodiennes, et même inspiré dans sa mise en scène, sans jamais céder à l&#8217;ostentation.</p>
<p>La séquence d&#8217;ouverture jusqu&#8217;à l&#8217;inscription du titre en est l&#8217;excellente illustration ; une bonne scène de guerilla nerveuse suivi d&#8217;un superbe plan, suintant et terrifiant, de vidéo terroriste. Le reste du film est au diapason. Le style visuel est fort (ordinateurs, hologrammes&#8230;) et le film insiste tout particulièrement sur l&#8217;aspect technologique, mecanique mettant en valeur avec brio les qualités d&#8217;ingénieur de son protagoniste. Fascinante scènes que celle où Downey Jr. met au point des inventions d&#8217;une merveilleuse sophistication.</p>
<p>Autre point fort du film ; l&#8217;humour qui échappe à l&#8217;artificialité qui est souvent l&#8217;apanage des gags de blockbusters trop markétés.</p>
<p>Comme tout premier volent, on est un peu avare en scènes d&#8217;action, privilégiant (et à juste titre) l&#8217;introduction, la génèse du héros. Si Bridges et Downey Jr. confinent au génie, Paltrow et Howard sont malheureusement sous-exploités (Note : commencer à s&#8217;interroger sur le charisme de ce dernier&#8230;). Mais le vrai défaut du film, c&#8217;est la musique qui, avec ses affreux riffs de guitare pompiers, n&#8217;est même pas digne d&#8217;un Fast and Furious en direct-to-video.</p>
<p>Suffit juste maintenant à Favreau de prendre un peu plus conscience de l&#8217;ampleur du machin et de nous pondre une suite intelligente, furieuse, épique et bouleversante&#8230; On lui fait confiance.</p>
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		<title>Mais quelle est la génèse de Pipou Movie?</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 03:23:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>legolasda</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Toutes les questions trouveront leurs reponses au sein de ce sublime making of&#8230;
 http://www.dailymotion.com/Legolasda1/video/8320906
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			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Toutes les questions trouveront leurs reponses au sein de ce sublime making of&#8230;</p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/Legolasda1/video/8320906"> http://www.dailymotion.com/Legolasda1/video/8320906</a></p>
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		<title>Attention aux Crampes d&#8217;estomac&#8230;.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 02:25:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>legolasda</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[LE BETISIER DE PIPOU MOVIE !!!
ah ah ah…
VOICI LE LIEN...
http://www.dailymotion.com/Legolasda1/video/x4yc5d_betisier-pipoumovie_shortfilms
       <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=legolasda.wordpress.com&blog=1932868&post=88&subd=legolasda&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><div class="snap_preview"><b>LE BETISIER DE PIPOU MOVIE !!!</b></p>
<p>ah ah ah…<code></code></p>
<p><code>VOICI LE LIEN...</code></p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/Legolasda1/video/x4yc5d_betisier-pipoumovie_shortfilms">http://www.</a><a href="http://www.dailymotion.com/Legolasda1/video/x4yc5d_betisier-pipoumovie_shortfilms">dailymotion</a><a href="http://www.dailymotion.com/Legolasda1/video/x4yc5d_betisier-pipoumovie_shortfilms">.com/Legolasda1/video/x4yc5d_betisier-pipoumovie_shortfilms</a></div>
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		<title>Bande-Annonce Pipou Movie</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 06:02:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>legolasda</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[pipou movie film chef-d'oeuvre trailer teaser bande ann]]></category>

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		<description><![CDATA[Le film tant attendu&#8230;

       <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=legolasda.wordpress.com&blog=1932868&post=87&subd=legolasda&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Le film tant attendu&#8230;</p>
<p><code><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://legolasda.wordpress.com/2008/04/02/bande-annonce-pipou-movie/"><img src="http://img.youtube.com/vi/4TIbsVFQ10c/2.jpg" alt="" /></a></span></code></p>
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		<title>Pipou movie</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 04:40:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>legolasda</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Et voici le tant attendu Pipou Movie. En deux parties&#8230;
 Pipou Movie &#8211; Première Partie

Pipou Movie &#8211; Seconde Partie 

A la demande generale, la scene des baffes a été raccourcie. Le film est toujours aussi opaque, mais j&#8217;espere qu&#8217;il vous procurera un minimum de plaisir&#8230;
Avec Raphaël travaillons au montage et à l&#8217;elaboration du scénario de deux nouveaux [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=legolasda.wordpress.com&blog=1932868&post=86&subd=legolasda&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Et voici le tant attendu Pipou Movie. En deux parties&#8230;</p>
<p><b> Pipou Movie &#8211; Première Partie</b></p>
<p><code><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://legolasda.wordpress.com/2008/04/02/pipou-movie/"><img src="http://img.youtube.com/vi/1SjqR5ckHvs/2.jpg" alt="" /></a></span></code></p>
<p><b>Pipou Movie &#8211; Seconde Partie </b></p>
<p><code><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://legolasda.wordpress.com/2008/04/02/pipou-movie/"><img src="http://img.youtube.com/vi/zMyW0e5N71s/2.jpg" alt="" /></a></span></code></p>
<p>A la demande generale, la scene des baffes a été raccourcie. Le film est toujours aussi opaque, mais j&#8217;espere qu&#8217;il vous procurera un minimum de plaisir&#8230;</p>
<p>Avec Raphaël travaillons au montage et à l&#8217;elaboration du scénario de deux nouveaux metrages d&#8217;ambitions differentes, mais aux thematiques proches&#8230;</p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/legolasda.wordpress.com/86/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/legolasda.wordpress.com/86/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/legolasda.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/legolasda.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/legolasda.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/legolasda.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/legolasda.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/legolasda.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/legolasda.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/legolasda.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/legolasda.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/legolasda.wordpress.com/86/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=legolasda.wordpress.com&blog=1932868&post=86&subd=legolasda&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>CCPP (Cahier Critique Permanent et Pertinent). Episode 12</title>
		<link>http://legolasda.wordpress.com/2008/03/26/ccpp-cahier-critique-permanent-et-pertinent-episode-12/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 23:16:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>legolasda</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[There Will be Blood de Paul Thomas Anderson

Difficile d’entamer la critique d’un tel monument.
Mauvais à priori pour commencer : Paul Thomas Anderson, bon artiste indépendant ayant précédemment eu du mal à se défaire de la préciosité de son cinéma et du difficile héritage de son mentor Robert Altman. Dithyrambe critique, ce qui inspire forcément un [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=legolasda.wordpress.com&blog=1932868&post=82&subd=legolasda&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><b>There Will be Blood </b>de Paul Thomas Anderson</p>
<p><img src="http://legolasda.files.wordpress.com/2008/03/18887932.jpg?w=232&#038;h=308" alt="18887932.jpg" height="308" width="232" /></p>
<p>Difficile d’entamer la critique d’un tel monument.<br />
Mauvais à priori pour commencer : Paul Thomas Anderson, bon artiste indépendant ayant précédemment eu du mal à se défaire de la préciosité de son cinéma et du difficile héritage de son mentor Robert Altman. Dithyrambe critique, ce qui inspire forcément un peu la méfiance. Pétard mouillé aux Oscars. ; Deux statuettes dont Meilleure photographie et le Meilleur Acteur, déjà alloué à l’évidence à Daniel Day-Lewis. Le reste fut dévolu aux Coen, de façon inattendue. Avec <i>No Country for Old Men</i> d’ailleurs, la fresque de PTA entretient des relations troublantes : les deux métrages ont été tournés dans la même région du Texas. La légende dirait même que le tournage de l’épique scène d’incendie du présent entraîna une interruption de tournage pendant les prises de vue du Coen. Drôle parallèle de deux splendeurs du cinéma américain se tirant la bourre dans des délais comparables.</p>
<p>Au final, <i>There Will be Blood</i>, c’est du cinéma assez peu habituel de nos jours. On est plus dans la volonté de refaire (ou défaire) ce qui a déjà été fait, de repenser ce lourd héritage cinématographique États-unien. On essaye vraiment ici de s’inscrire dans une logique, une continuation des grands travaux de représentation de l’Histoire d’un pays, toujours en construction et jamais tout à fait achevé. Citons les <i>Naissance d’une Nation</i>, <i>Citizen Kane</i>, <i>Autant en Emporte le Vent</i> et autres <i>Rapaces </i>pour rendre compte de l’ampleur. Pas de petits gestes postmodernes venant d’habiles cinéphiles ni de prétentions auteuristes extrêmes. Sans renier totalement son passé de chantre du cinéma ricain indépendant des 90’s, Anderson à l’évidence, après le semi-echec de <i>Punch Drunk Love</i>, a prit du recul, pensé une œuvre qui aurait pu être trop grande pour lui si il ne s’était pas déjà fait les griffes sur l’exercice on ne peut plus compliqué du film choral à narration éclatée Altmanien.</p>
<p><i>There Will be Blood</i>, même si, j’espère, ce n’est désormais plus un secret pour personne, est adapté des 100 premières pages du roman d’Upton Sinclair, <i>Oil !</i>. Le film conte l’histoire de Daniel Plainview, un « Oil man » comme il aime tant à se définir, et de sa prospection d’un bout de terrain du Texas regorgeant d’or noir. Il est accompagné de son jeune fils adoptif, qui ignore sa nature de bâtard. S’opposant à lui, Eli Sunday, fils du propriétaire du terrain, et prophète malin et agressif.<br />
Deux familles, deux religions : le christianisme et le capitalisme. De cette dialectique, le film fait merveille se posant en parfaite <b>métaphore de nos maux contemporains, coincés entre extrémisme religieux et libéralisme sauvage</b>. Le film a en commun avec l’œuvre fondatrice de Welles, cette volonté de conter un « destin » américain. Le mythe du self-made man, avide d’expansion et de richesses. Ce destin, parasité un temps par l’arrivée du religieux (qui si dans un premier temps, il cherche à exister, finit par vouloir se tailler la part du lion), finira triomphant.</p>
<p><img src="http://legolasda.files.wordpress.com/2008/03/18867821.jpg" alt="18867821.jpg" /><br />
Cinématographiquement, on atteint là un sommet. Un tel équilibre entre un sens aigu de la mise en scène, sa force de suggestion et la pure représentation du spectaculaire et de l’épique, force le respect.</p>
<p>Les vingt premières minutes, sans aucune parole, sont stupéfiantes. <b>Retrouvant en direct la force et les réflexes du cinéma muet</b>, Anderson nous conte l’irrésistible ascension de Plainview, des tréfonds d’une petite prospection d’argent, jusqu’à l’adoption de son fils, en passant par l’invention du Derrick. Le tout, sous-tendu par le score époustouflant de Greenwood, tout en dissonances et élancements.</p>
<p>Les vingt dernières minutes aussi, qu’on cite plus rarement, et qui pourtant composent un monument de tragi-comique, de science du plan, une représentation de la solitude et de la folie dignes d’un grand metteur en scène. C’est à l’issu de ce final que l’ampleur de <i>TWBB</i> se fait pleinement ressentir. La violence de l’interprétation, la rudesse du dernier plan (et de la dernière réplique, sublime) : c’est <b>l’Amérique en marche, dans ses contradictions, ses folies, et son irrémédiable soif de sang, d’achèvement.<br />
</b><br />
Entre les deux, de délicieuses errances scénaristiques : un faux frère retrouvé puis perdu, les constantes humiliations entre prêtre et prospecteur, la construction d’un pipe-line, l’incendie d’un derrick&#8230; Autant de scènes d’anthologie enfilées à la suite comme autant de perles sur le fil de fer d’une narration parfaitement maîtrisée.<br />
Le tout repose sur le tandem Day-Lewis / Dano. Le premier d’abord, parfait en vampire assoiffé de fluide (un temps envisagé, le titre français devait être le Sang de la Terre…) à la folie crescendo, et au mystère impénétrable. Puis le second réussissant l’exploit d’exister, puis de briller, voire d’effrayer face au monstre irlandais. La nomination aux Oscars semblait pourtant évidente…</p>
<p>Anderson livre un film à la fois hors de son temps, et contemporain. Sans concessions (pétrolières ah ah ah) et brillant, <i>There Will be Blood</i> mérite sans hésitation le titre de classique instantané grâce à cette propension si américaine de parler de son pays avec romanesque, intelligence, brio et universalité. <b>Il est clair qu’ici Anderson est parfaitement grisé par l’ivresse de la narration et l’ampleur de son sujet.</b><br />
La confirmation aussi qu’un auteur indépendant n’est jamais aussi passionnant que quand il choisit de se balader hors de ses terrains battus, au sein de contrées plus vastes, troublées et passionnantes.</p>
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